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Espace d'exposition - Les Hautes Lumières

Le Minimistan et le Studio Spiral s’unissent pour créer les Hautes Lumières, un espace unique dédié à l’art photographique, au cœur du centre-ville de Grenoble. Ce lieu d’exposition, situé au 1er étage du Minimistan, ancien couvent de la rue des Minimes, se divise en deux espaces :

Le premier espace est consacré à la photographie contemporaine, reprenant l’esprit du Studio Spiral, situé rue Chenoise. Il accueille des expositions temporaires d’une durée de 6 à 8 semaines, mettant en lumière des artistes reconnus et des œuvres sensibles.

Le second espace propose un accès privilégié à un fond photographique exceptionnel, celui de la famille Tairraz, photographes historiques de Chamonix depuis 1860. Des expositions régulières autour de ce patrimoine d’images rares et précieuses sont programmées, offrant ainsi une immersion dans l’histoire de la photographie alpine.

Cet espace d’exposition s’inscrit dans le projet du Minimistan et est le fruit d’une collaboration entre Benoît Capponi, photographe grenoblois renommé et fondateur du Studio Spiral, et Marie Pesenti, cofondatrice du Minimistan. Leurs expertises complémentaires dans le domaine de la photographie, ainsi que leur passion commune pour cet art, garantissent une programmation originale et de grande qualité.

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Les expos

Photographie de Francesca Todde

A sensitive education

Photographie de Francesca ToddeA sensitive education 
Par Francesca TODDE

Exposition du 29 janvier au 6 mars 2026
Les Hautes Lumières, Minimistan, Grenoble

A sensitive education est un travail photographique réalisé entre 2017 et 2019. A travers la personne de Tristan Plot, éleveur et éducateur d’oiseaux, elle s’intéresse aux possibilités de cohabitation et d’empathie entre différentes espèces animales.

Loin d’une série documentaire, le travail s’intéresse plutôt avec délicatesse à la sphère émotionnelle qui peut faire dialoguer, en silence, l’humain et les animaux.

Spécialiste de méthodes douces, Tristan Plot prépare les oiseaux pour des participations dans des spectacles, théâtre, danse, cinéma. Il s’intéresse au concept d’ornithothérapie, et à tout ce qui permet une médiation avec les personnes pour lesquelles le contact avec les oiseaux peut être une piste d’apaisement, de thérapie.

Enfant, derrière chez ses parents en Touraine, il remarque qu’en restant immobile suffisamment longtemps, les animaux souvent finissaient par quitter l’abri de la forêt et par se montrer. Cette approche douce et patiente demeure encore aujourd’hui sa manière de faire, respectant le rythme naturel.

Après des études en écologie, éthologie et biologie, il développe ses propres techniques d’éducation avec les oiseaux, mettant en jeu l’observation, la patience, et un décalage comportemental avec les comportements humains habituels.

Tristant redéfinit ainsi la relation avec les oiseaux, et fait progresser la compréhension de leurs rythmes, de leur sensibilité, et réconcilie les rythmes communs entre espèces. Cette patience lui fait accéder à des capacités de compréhension de l’animal par l’homme, facultés sans doute lentement perdues au cours de l’évolution.

A sensitive education a été publié en 2020 aux éditions départ pour l’image.

Francesca Todde est une photographe, artiste et éditrice installée à Milan.

Elle travaille essentiellement sur des projets personnels au long cours, souvent sur les aspects invisibles de la relation, et s’intéresse toujours à la forme imprimée des travaux photographiques.

https://francescatodde.com/

"TAIRRAZ"

Le regard Tairraz, quatre générations de photographes de montagne. Pendant plus de 100 ans, les Tairraz sont photographes du Mont-Blanc. L’exposition que nous vous proposons retrace, au travers de leurs objectifs, leur sentiment de la montagne. Un instant pour s’évader vers les plus beaux sommets grâce au regard fin et lumineux de ces quatre photographes de talent. Les Tairraz aiment la montagne, univers de lignes et de contrastes sculpté par la lumière, dont la révélation deviendra de génération en génération plus épurée, plus abstraite.

À venir

Soleil d'hiver

Photographie Grégory Dargent

Une odyssée artistique pour réparer une mémoire
Par Grégory DARGENT
Du 10 mars au 30 avril 2026
Vernissage le mardi 10 mars 2026 à 18h
Concert projection au Théâtre Ste Marie d’en Bas le mercredi 25 mars à 18h30.
Un accueil co-organisé par le Minimistan, les Détours de Babel et Emulsion/Le Studio Spiral. 

Grégory Dargent est un joueur joueur de oud, compositeur et photographe.
Après vingt-cinq ans de créations multiples et un premier livre photo intitulé H il se lance dans l’aventure la plus intime de son parcours : Soleil d’Hiver.
Ce projet est né d’une phrase prononcée par son père, le jour de l’enterrement de sa mère. « Je me souviens… j’avais 12 ans. J’ai vu Alger s’éloigner pour ne jamais y revenir. » Il n’avait jamais entendu ce récit. En une seconde, il a compris qu’il n’avait pas seulement hérité de ses souvenirs familiaux, mais d’un manque, d’un vide, d’une nostalgie qui ne disait pas son nom.

Une nostalgie que l’on ne choisit pas, mais qui nous façonne.
Le vide d’un père qui a trop peu parlé.
Le vide d’une enfance quittée sur le pont d’un bateau en 1961, face à Alger qui s’éloigne.
Le vide d’une mère disparue un matin d’hiver, laissant derrière elle un fils devenu, malgré lui, le traducteur d’une histoire familiale en sourdine.
Soleil d’Hiver cherche à réparer une mémoire, à interroger ce que l’on transmet malgré soi, à comprendre comment l’art peut transformer le manque en geste, la perte en lumière. Après des années à voyager dans les pays du monde arabe, il a compris que ses images n’étaient pas seulement des paysages, des visages ou des traces.
Elles tentaient de combler un vide.
Et au milieu de ces silences, un musicien et photographe, Grégory Dargent, qui comprend soudain que ses voyages dans le monde arabe, ses images trouées, ses sons rugueux, ses mélodies éclatées… ne parlaient pas seulement des pays qu’il traversait.
Elles parlaient d’un héritage invisible. D’un exil transmis sans mots.
Soleil d’Hiver pose une question simple et vertigineuse :
Quelles images produit-on lorsqu’on cherche une terre que l’on ne connaît pas, mais dont le manque est inscrit en nous ?
À travers ses voyages, ses images se sont transformées : paysages troués, silhouettes fantômes, corps effacés par l’acide, mers sans horizon, chambres vides, architectures meurtries. Elles nous projettent sur un ferry en direction d’Alger, dans les cités des morts du Caire, au coeur des ruelles du Proche-Orient, dans la solitude d’une chambre ou d’un désert. Chaque visage y devient fantôme.
Chaque paysage, un souvenir qui affleure.
Le monde arabe n’y est pas un décor. Il est le miroir déformé d’une mémoire familiale qu’il tente de comprendre.

Retrouvez le travail de Grégory Dargent : https://www.gregory-dargent.com/ 

Informations pratiques

L’espace d’exposition est ouvert de 8h à 18h en semaine. Il y a également des permanences ponctuelles de photographes les samedis.
L’accès aux Hautes Lumières est gratuit et est accessible via les escaliers à gauche de la Cantine du Minimistan. Accès PMR via ascenseur.